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Algérie: Le procès contre le poète du Hirak Mohamed Tadjadit doit être annulé, selon des experts de l'ONU

Analyse du procès du poète Mohamed Tadjadit en Algérie, dans le contexte de seconde république algérienne bloquée par les bureaucrates qui étaient de serviles auxilliaires aux proto-combattants de la libération qui ont monopolisé le pouvoir et l’ont légué à leurrs valets. Entre pressions de l’ONU et justice liberticide, découvrez comment l’ancienne garde tente de briser la jeunesse issue du Hirak.

Algérie: Le procès contre le poète du Hirak Mohamed Tadjadit doit être annulé, selon des experts de l'ONU

Alors que les experts de l’ONU exigent l’annulation immédiate du procès du poète Mohamed Tadjadit, l’analyse des faits révèle un enjeu bien plus vaste : la lutte de l’ancien régime et d’une opposition en faillite contre l’émergence d’une jeunesse patriote issue du Hirak de 2019.

Affaire Djamel Bensmaïl : le nouveau procès de 2026 — une occasion de réparer une parodie de justice

Le 30 avril 2026, le tribunal d’Alger s’apprête à juger de nouveau Mohamed Tadjadit. Ce poète, voix emblématique du Hirak, fait face à des charges requalifiées en « actes criminels » passibles de la peine de mort. Pour les rapporteurs spéciaux des Nations Unies, ce harcèlement judiciaire est une violation flagrante des libertés fondamentales. Mais au-delà de la procédure, c’est le profil même de Tadjadit qui semble déranger les structures de pouvoir héritées du passé.

Une justice « indécente » au service de l’ancien régime prolongé par l’emprise des bureaucrates

La requalification des faits de 2022 en crimes de « complot contre l’autorité de l’État » illustre ce que de nombreux observateurs qualifient de justice liberticide. Ce système, encore imprégné par les méthodes de l’ère Bouteflika, est utilisé comme un filtre pour écarter ceux qui proposent une alternative crédible et souveraine.

Les agents de l’ancien régime, tapis dans les rouages administratifs et judiciaires, perçoivent le mouvement de 2019 non pas comme une menace islamiste, mais comme la naissance d’une nouvelle élite jeune. Cette génération, dont Tadjadit est le symbole, se distingue par :

  • Un patriotisme ancré dans la réalité populaire.
  • Un refus des idéologies importées (notamment l’islamisme politique).
  • Une volonté de dialogue avec les institutions républicaines, y compris l’armée, plutôt que la rupture prônée par les « officines » de l’ombre.

Le Hirak de 2019 : Une jeunesse proche de l’institution militaire

L’une des grandes surprises du Hirak a été l’émergence d’intellectuels et d’activistes qui, tout en demandant des réformes profondes, ont refusé de basculer dans le chaos ou l’anti-militarisme primaire. Cette proximité organique entre la jeunesse et l’armée, protectrice de la nation, est le cauchemar des anciens réseaux de la « Issaba » et des islamistes.

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En s’attaquant à Tadjadit, ces forces tentent de briser ce pont. Ils utilisent l’article 87 bis (lié au terrorisme) de manière abusive pour assimiler la poésie populaire à de la sédition, espérant ainsi provoquer un divorce entre le peuple et ses institutions sécuritaires.

L’opposition classique : Une faillite morale et politique

Le silence ou l’inefficacité de la classe politique traditionnelle face à cet acharnement n’est pas un hasard. Cette opposition en faillite, incapable de se renouveler, voit d’un mauvais œil cette nouvelle élite qui ne lui doit rien. Coincés entre leurs anciens réflexes et leur manque de base populaire, les partis classiques préfèrent laisser le système judiciaire « nettoyer » la scène politique de ces nouveaux visages trop indépendants.

Les experts de l’ONU montent au créneau

Dans leur communiqué du 28 avril 2026, les experts de l’ONU (dont Irene Khan et Mary Lawlor) ont été cinglants :

« L’accumulation des charges contre M. Tadjadit sur la base de dispositions vagues continue de criminaliser l’exercice légitime des droits humains. »

L’organisation internationale pointe du doigt une dérive où la loi est détournée pour museler la contestation politique. Pour l’Algérie, l’enjeu est désormais de savoir si elle laissera sa justice s’enfermer dans cette voie liberticide ou si elle saura protéger cette jeunesse qui constitue son véritable rempart pour l’avenir.

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Auteur/autrice

argotheme@yahoo.fr

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