
Ce dimanche 1er février 2026, les unités de l’Armée Nationale Populaire (ANP) ont mené une opération d’envergure dans le nord-ouest du pays. Le bilan fait état de quatre terroristes éliminés, confirmant la vigilance maintenue des forces de sécurité face aux résidus des groupes armés.
Une opération ciblée dans la wilaya de Tissemssilt
C’est au cœur du massif montagneux de Djebel Amrouna, situé à environ 130 kilomètres à l’ouest d’Alger, que les forces de l’ANP ont intercepté un groupe armé. Selon le communiqué officiel du Ministère de la Défense Nationale (MDN), l’engagement a permis de neutraliser quatre individus, des « terroristes » dont le profil « d’islamistes armés » n’est plus indiqué par les autorités et leurs sources.
Déchéance de nationalité en Algérie, une première liberticide.
Lors de cette intervention, qui s’inscrit dans la continuité des opérations de ratissage régulières, les soldats ont récupéré un arsenal composé de :
- Quatre fusils d’assaut de type Kalachnikov (AK-47) ;
- Des chargeurs et des quantités significatives de munitions ;
- Divers équipements logistiques.
Note de la rédaction : L’opération est signalée comme étant « toujours en cours », alors que nous mettons en ligne le sujet. Ce qui suggère que les unités de l’ANP poursuivent le bouclage de la zone pour prévenir toute fuite de complices éventuels.
2026 : Une pression constante sur les maquis
Si la « Décennie Noire » (1992-2002) appartient au passé, le spectre de l’insécurité résiduelle impose à l’État une mobilisation permanente. Les chiffres communiqués par le MDN pour ce début d’année 2026 témoignent de l’intensité de l’activité opérationnelle :
- 21 terroristes éliminés depuis le 1er janvier.
- 8 captures et 38 redditions (terroristes repentis).
- 369 individus arrêtés pour soutien logistique aux réseaux armés.
France & Algérie : onde de choc d’une émission TV, mémoire en miroir des relations bilattérales…
Analyse : Entre vigilance militaire et réconciliation
L’utilisation systématique du terme « terroriste » par les autorités rappelle que, malgré la Charte pour la paix et la réconciliation nationale de 2005, la vigilance reste de mise. La région du nord-ouest, avec son relief accidenté, a historiquement servi de zone de repli.
Ces résultats soulignent deux réalités : d’une part, l’efficacité des services de renseignement militaire dans la localisation des groupuscules ; d’autre part, la persistance de cellules dormantes ou actives qui tentent, par des actions sporadiques, de contester la stabilité restaurée au prix de 200 000 vies humaines.



