Dernièrement, en juin 2025, l’Algérie a proposé jusqu’à 80% dans la répartition des investissements et des gains à ses associés dans son secteur minier. Jusqu’à preuve du contraire, aucun partenaire ne s’est fait connaître à ce jour.
POur mémoire, Arcelor-Mital avait plié bagage, pour désister la centrale sidérurgique d’El-Hadjar à l’est du pays, pour partir avec un pactole. Car le secteur est sans perspective réelle, que celle de transformer son fer sur place avec une industrie efficiente…
Jusqu’où l’industrie minière extractive en Algérie pourra-t-elle compenser, ou se substituer, à son analogue tiré du sous-sol, l’énergie pétrolière ? La question est posée, parce que même si les besoins des industries dans le Monde existent, ce n’est guère la catégorie du fer brut, même avec un meilleur affinage, qui est actuellement prisée parmi les métaux.
Dans les discours populistes des dirigeants, sont des richesses à ne pas déprécier pour des ressources hors hydrocarbure. Or, ces matières métalliques exploitées depuis des millénaires par les humains, disposant de quantités non négligeables à recycler en priorité du fait des effets environnementaux néfastes.
La création de 500 emplois directs dans deux nouvelles unités de traitement de la mine de fer de Gara Djebilet, où la priorité est donnée aux jeunes locaux, a confirmé un haut responsable gouvernemental. De quoi satisfaire au moins la population, sur ce tableau de donner du travail aux habitants locaux.
L’annonce a été faite par Karima Bakir Tafer, secrétaire d’État aux Mines auprès du ministère de l’Énergie et des Mines, lors d’une visite sur le site de Tindouf en compagnie du ministre des Travaux publics et des Infrastructures, Abdelkader Djalali. Précisant que ce projet s’inscrit dans la stratégie algérienne globale de développement d’une base industrielle dans le secteur minier.
Elle a souligné que le projet Gara Djebilet est devenu une « réalité tangible » grâce au soutien du président Abdelmadjid Tebboune. Rajoutant que des progrès significatifs ont été réalisés en matière d’infrastructures de transport du minerai, notamment les liaisons routières et les installations logistiques.
Les industries extractives en Algérie, un crime écologique à ciel ouvert.
Plus de 400 000 tonnes de minerai de fer ont déjà été extraites, a-t-elle déclaré, ajoutant que les opérations de dynamitage commenceront dans les prochains jours pour poursuivre la production, et que des expéditions de matériaux traités sont attendues prochainement.
Bakir Tafer a également inspecté la construction des premières unités de traitement, dont la construction est achevée à 48 %. Elle a indiqué que les ouvriers respectent les délais grâce à la coordination avec de multiples secteurs et les autorités locales, qualifiant cela de « facteur clé pour l’avancement du projet ».
Les usines de traitement concasseront et cribleront le minerai, augmenteront sa teneur en fer et réduiront les niveaux de phosphore de 0,8 % à 0,2 %, permettant une capacité de production annuelle d’un million de tonnes, selon les autorités.
