
Centrale électrique de 1,2 GW, à Djelfa, l'enjeu trechnique gagné du besoin.
C’est un projet qui répond à un besoin et à la fois, il accélère la mutation énergétique en Algérie. Alors que le pays s’apprête à réceptionner neuf centrales solaires à l’été 2026, le projet colossal, de la centrale à cycle combiné de 1,2 GW, revient sur le devant de la scène. Après des retards structurels, Sonelgaz redéfinit les règles du jeu pour stabiliser son réseau national.
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La Technologie du Cycle Combiné : Pourquoi 1,2 GW ?
La technologie choisie n’est pas fortuite. Le cycle combiné au gaz (CCGT) permet de produire de l’électricité en deux étapes :
- Turbine à gaz : La combustion du gaz naturel active une première turbine.
- Récupération de chaleur : Les gaz d’échappement sont utilisés pour produire de la vapeur, laquelle entraîne une seconde turbine (turbine à vapeur).

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Cette méthode offre un rendement énergétique bien supérieur aux centrales thermiques classiques, dépassant souvent les 60 %. Pour l’Algérie, cela signifie produire plus avec moins de gaz, préservant ainsi les ressources pour l’exportation.
Une Compétition Internationale sous Haute Tension
L’appel d’offres prolongé en janvier 2026 attire les plus grands constructeurs mondiaux. Entre la Chine, portée par la CSCEC et PowerChina, et les technologies occidentales portées par GE Vernova ou Ansaldo, Sonelgaz joue la carte de la diversification. L’enjeu est clair : éviter une nouvelle défaillance technique comme celle connue avec les partenaires espagnols par le passé.
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Impact sur le Mix Énergétique et Souveraineté
L’intégration de cette capacité de 1,2 GW est cruciale pour soutenir l’intermittence des 2 000 MW de solaire prévus. Sans ces centrales « de base », le réseau risquerait l’instabilité lors des pics de consommation estivaux. En impliquant davantage d’entreprises locales (24 PME algériennes déjà actives sur le secteur), Sonelgaz transforme ce projet en un levier de transfert technologique.
Le projet de la centrale de 1,2 GW est bien plus qu’un chantier d’infrastructure ; c’est le thermomètre de la résilience industrielle algérienne. Entre diplomatie économique avec Pékin et exigences techniques européennes, l’Algérie dessine les contours de sa Souveraineté Énergétique 2030.
