
Un directeur universitaire condamné pour viol sur mineure, des accusations de corruption pour étouffer l’affaire et un salaire toujours versé : le scandale du Centre universitaire de Barika provoque une onde de choc et relance le débat sur l’impunité en Algérie.
Le Centre universitaire de Barika, dans la wilaya de Batna, est au cœur d’un scandale majeur mêlant crime grave, soupçons de corruption et accusations de dissimulation. La condamnation du directeur d’un institut pour viol sur mineure soulève une vague d’indignation nationale et relance le débat sur l’impunité dans les institutions publiques.
Un directeur universitaire condamné pour viol sur mineure
Le tribunal de Barika a condamné Merzouki Belkacem, directeur de l’Institut des sciences humaines et sociales du Centre universitaire de Barika, à deux ans de prison ferme pour le viol d’une mineure.
Les audiences ont révélé des faits particulièrement graves, mettant en lumière un abus de pouvoir dans un cadre universitaire censé protéger les étudiants. Ce verdict, bien que reconnu comme une première étape vers la justice, est largement jugé trop clément par l’opinion publique.
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💰 Tentative présumée d’étouffement : 300 millions de centimes pour le silence
Selon la défense de la victime, l’affaire ne s’arrête pas au crime lui-même. Des tentatives de dissimulation auraient été orchestrées en interne :
- Pressions sur la famille pour retirer la plainte
- Proposition d’un arrangement à l’amiable
- Offre présumée de 300 millions de centimes pour acheter le silence
Ces accusations impliqueraient certains membres de l’administration du Centre universitaire de Barika, soulevant de graves soupçons de complicité institutionnelle.
😡 Indignation populaire et colère à Barika
À Barika, la réaction est immédiate et massive. De nombreux habitants dénoncent :
« Une victoire pour la vérité, mais le combat continue. Protéger les criminels encourage la récidive. »
Sur les réseaux sociaux, la colère est encore plus vive :
- « Deux ans pour un viol sur mineure ? C’est une honte ! »
- « Où va l’Algérie ? »
- « L’impunité détruit la confiance dans nos institutions »
Cette mobilisation citoyenne exige désormais une enquête indépendante sur l’ensemble de la chaîne de responsabilités.
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⚠️ Une polémique aggravée : un salaire toujours versé
Autre point de scandale : malgré sa condamnation, Merzouki Belkacem continuerait de percevoir son salaire, selon plusieurs sources locales.
Une situation jugée inacceptable par les observateurs, qui y voient :
- Une faille grave dans l’application des sanctions administratives
- Un symbole d’impunité
- Une possible protection interne
🏛️ Une crise profonde de gouvernance universitaire
L’affaire éclabousse également la direction du centre, dirigée par Chahira Boulahia, déjà critiquée dans certains milieux pour sa gestion.
Au-delà du cas individuel, ce scandale met en lumière :
- Des défaillances du contrôle interne
- L’inefficacité des instances d’éthique
- Une culture du silence dans certaines institutions
Le Centre universitaire de Barika, censé être un pilier du développement académique régional, traverse désormais une crise de crédibilité majeure.
🔍 Ce que réclame la population
Face à l’ampleur de l’affaire, les citoyens demandent :
- Une enquête judiciaire approfondie sur les complicités
- La suspension immédiate de tout avantage au condamné
- Un audit complet de la gestion administrative
- Des sanctions contre toute tentative d’entrave à la justice
📊 Analyse : un scandale symptomatique d’un mal plus profond ?
Cette affaire dépasse le cadre local. Elle pose une question centrale :
👉 Les institutions publiques peuvent-elles encore garantir justice et protection ?
Entre justice jugée clémente, soupçons de corruption et silence administratif, le scandale de Barika devient un cas emblématique des dérives systémiques dénoncées par une partie de la société.
