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Elizabeth Moore Aubin quitte Alger, une page se tourne pour les relations Algérie-USA

La sympathique ambassadrice des USA quitte l'Algérie

Par N.E. Tatem

Le départ d’Elizabeth Moore Aubin d’Alger marque un tournant dans les relations entre le vaste pays d’Afrique et la première puissance. Entre la purge diplomatique de Trump et l’attachement des Algériens à l’ambassadrice, analyse d’un changement risqué, avec des conséquences présumées plus dures à l’avenir pour le pays d’accueil.

L’annonce du remplacement d’Elizabeth Moore Aubin, ambassadrice des États-Unis en Algérie, par l’administration Trump, provoque une onde de choc dans les cercles diplomatiques. Figure appréciée pour son dynamisme et sa proximité avec le terrain, son départ marque le début d’une ère d’incertitude sous la doctrine « America First ».


Une « purge » diplomatique signée Donald Trump

La nouvelle est tombée via plusieurs sources concordantes, dont l’agence Associated Press (AP) : Elizabeth Moore Aubin quittera ses fonctions dès janvier 2026. Ce départ n’est pas un cas isolé. Il s’inscrit dans une vaste restructuration entamée par le président Donald Trump, visant à remplacer les diplomates de carrière par des profils plus en phase avec sa ligne idéologique.

L’exportation du rond à béton d’Algerie vers les États-Unis taxée à plus 127 %.

Initialement, le nom de Joshua Harris avait été évoqué pour lui succéder, mais la fin de l’ère Biden a totalement rebattu les cartes. À ce jour, l’identité du futur représentant de Washington à Alger reste inconnue, laissant place à toutes les conjectures.

Elizabeth Moore Aubin : Bien plus qu’une ambassadrice

Depuis son arrivée en 2022, Elizabeth Moore Aubin a su briser les codes de la diplomatie traditionnelle. Surnommée la « dame au charisme spontané », elle a parcouru l’Algérie, allant à la rencontre des citoyens et des acteurs économiques. Cette présence active lui a valu une place particulière dans le cœur des Algériens.

Elle a su naviguer avec habileté dans un contexte régional complexe, renforçant les liens entre Alger et Washington bien au-delà des enjeux sécuritaires ou énergétiques. Son remplacement est perçu par beaucoup comme un défi pour la continuité des relations bilatérales, tant elle incarnait une diplomatie de proximité et de respect mutuel.

L’incertitude du « purgatoire » diplomatique

Si le département d’État présente ces mouvements comme une « procédure standard », la réalité semble plus brutale. Une trentaine de chefs de mission ont été remerciés. Pour ces diplomates chevronnés, le retour à Washington pourrait ressembler à une mise à l’écart durable, un « purgatoire » politique.

Quelle situation aux USA actullement, en fin 2025 : Fin 2025, le chômage aux USA sur une courbe ascendante depuis mai.

L’inquiétude est d’autant plus vive que l’ombre de J.D. Vance, vice-président et idéologue influent, plane sur la future politique étrangère. Jugé encore plus intransigeant que Trump, Vance prône une diplomatie de rupture qui pourrait fragiliser les équilibres établis dans la région Maghreb-Sahel.

Quels enjeux pour l’Algérie ?

Le futur ambassadeur sera, selon les mots du département d’État, un « représentant personnel du président » chargé de promouvoir le programme « America First ». Dans ce nouveau paradigme, la personnalité marquante d’Aubin et son dynamisme hors pair manqueront cruellement à la médiation entre les deux capitales.

Le limogeage d’Elizabeth Moore Aubin est, sans aucun doute, celui qui suscitera le plus de réactions à Alger. Reste à savoir si son successeur saura maintenir ce pont de confiance ou si l’on s’oriente vers une diplomatie purement transactionnelle.

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