
C’est une étape inédite dans le repositionnement économique de l’Afrique du Nord, comme pôle de la production alimentaire à grande échelle. Cette laiterie en Algérie démontre aussi que les entreprises européennes maintennent leur capacité industrielle sur un marché alimentaire mondialisé et sensible au besoin de ressources comme les sols acueillants du bétail.
Alors que l’Europe, y compris des pays comme l’Espagne à l’agriculte expansive, est confrontée à des réglementations environnementales plus strictes, des contrées comme en Afrique s’ouvrent à de tels investissements.
Ces partenariats, hors de l’Union européenne, où les terres et les cadres réglementaires permettent le développement d’exploitations agricoles à l’échelle industrielle, sont à la fois opportuns et rares.
L’Algérie a été choisie pour ce projet, connu par « baladna » (notre pays), en raison de la combinaison de ses atouts : disponibilité de terres, ressources en eau fiables et incitations à l’investissement soutenues par l’État.
Le projet existait déjà, sous la conduite du Qatar, à laquelle l’entreprise allemande d’ingénierie industrielle GEA a participé, pour le construire et le dynamiser en plein Sahara. Cet équipement industriiel n’est pas facile à réaliser et à mettre en œuvre.
Car le promoteur (Qatar) et le pays d’accueil (Algérie) manquent de maîtrise, dans le domaine. C’est l’une des plus grandes laiteries intégrées au monde, genre d’équipement dont se plaignent les petits producteurs en Europe.
Aucune communication n’est donnée sur le suivi du projet, depuis qu’il a été rendu public. L’usinesitué dans la région d’Adrar, dont l’ancien territoire de la wilaya a été découpé, combinera un élevage laitier à grande échelle avec des unités de transformation à haute capacité. Des produits destinés à la consommation intérieure et à l’exportation régionale.
La consommation du lait en poudre en Algérie, comme pour nombreuses communautés du Monde, n’est pas tellement prisée, alors que cette intrant est fondamental dans les industries de transformation.
Noonbstant, en combinant l’expertise allemande en ingénierie, les investissements qataris et le soutien algérien en matière de terres et de politiques, cette installation permettra non seulement de réduire la dépendance du pays, voire de toute la région, au lait en poudre importé.
D’autres impacts bénéfiques sont stimuler l’emploi, fournir les chaînes d’approvisionnement et accroître le développement des compétences.




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