Le journaliste Saâd Bouakba se retrouve emprisonné, suite à une plainte de la fille du premier président de l’Algérie libérée du joug colonial. Âgé de 80 ans, il s’exprimait sur une chaîne YouTube « Vision TV News », pour une pamphlétaire prestation intitulée : « Ainsi les chefs de la Révolution se sont partagés l’argent du FLN ».

Il fallait bien remémorer une des moult des prédations des richesses communes… Les Algériens se demandent souvent à quoi est due la violence entre les membres, voire les chefs, du FLN historique ? Et particulièrement à ce jour, ils cherchent quelle est la destinée des richesses et de la rente nationale ?
Le responsable du canal sur Internet, Abderrahim Harraoui, est également poursuivi pour injure et diffamation, le juge l’a mis en liberté provisoire. À ce stade, son sort n’est pas fixé, il a révélé la crédulité qui a kidnappé « l’Histoire collective », invective la société, malmène ses symboles et alimente l’épaisseur de la chape enveloppant les vérités de la guerre pour l’indépendance !
Les tenants des clans qui menaient en concert le mouvement nationaliste, tout en recherchant l’hégémonie de l’un sur les autres, y voient la forme d’opposition interne, faite au détenteur officiel des centres des décisions, qui est persécutée.
Mais depuis 2019, année où l’armée, cherchant à déloger Bouteflika, engagea le « hirak » avec l’enthousiasmée jeunesse, la justice, aux mains des bureaucrates, broient des âmes présumées peu citoyennes et condamnées au sort de trahison proclamée.
Expéditive, comme à son habitude, la procédure de comparution immédiate a frappé, le dossier, de ce vieux journaliste, a été transmis à la section correctionnelle. Le procès aura lieu le 4 décembre.
Ce qui est « le trésor du FLN » composés de comptes bancaires, tenus aux noms de personnes physiques, avaient des origines, d’avant 1962, pour les dons surtout des émigrants. Et les biens essentiellement immobiliers, aux actes de propriété qui sont aussi aux mains d’individus, restent peu indiqués…
Les guéguerres entre les factions, pourtant d’idéologie commune, mais segmentées par le régionalisme, ou simplement des contingences aux affinités accordées, mènent jusqu’à nos jours des luttes pour le pouvoir.
Les plus exprimées des rivalités, dès l’indépendance, sont les groupes de militants « d’intérieur » et « d’extérieur ». Ce qui fait qu’actuellement la diaspora est, trop fréquemment par les décideurs, indiquée aux mains de forces étrangères hostiles.
Sur le plan institutionnel, des “informations fausses, erronées ou attentatoires » ont été proférées, disent les ministères… Seulement, quand la liberté d’expression est criminalisée et la mémoire historique est confisquée, derrière les barreaux sont placés, militants, écrivains, poètes, journalistes et des femmes.



